28/04/2010

Pompier.Election!!!!!!!!!!

Coût de la crise? 65 millions et des pompiers et policiers lésés

La crise politique aurait déjà coûté 55 millions à la Belgique et organiser des élections anticipées coûtera 10 millions de plus. Ca, c’est pour les conséquences chiffrées. Mais il faut y ajouter le coût humain : de nombreux secteurs s’inquiètent de la paralysie que provoque la chute du gouvernement.

Coût de la crise? 65 millions et des pompiers et policiers lésés
 

André Antoine est colère. La cotation financière européenne de la Belgique a perdu 9 points en une semaine à cause de cette crise… soit 55 millions d’euros ! Il s’agit d’une estimation réalisée par son cabinet par rapport à ce qui reste à emprunter pour le remboursement de la dette belge. Les 10 millions restants proviendront du coût de l’organisation de nouvelles élections, selon la Dernière-Heure qui rappelle ce mercredi qu'en 2007, le ministère de l'Intérieur avait consacré 8,3 millions d'euros à l'organisation des élections. Cette somme servira notamment à payer les jetons de présence des membres des bureaux de vote et de dépouillement (2 millions d'euros) ainsi qu'à assurer l'assistance technique des bureaux électroniques (3 millions d'euros).

 

"Un service essentiel à la population est en danger de mort"

Le SLFP-Police rappelle avoir obtenu, il y a deux semaines, "d'importantes modifications à un accord sectoriel qui avaient un impact direct sur le service policier à la population", modifications qui ont été intégrées lors du dernier contrôle budgétaire, rappelle le syndicat dans un communiqué. "Ces modifications rendaient possibles le remplacement des collègues partant à la pension, l'intégration de militaires à des missions actuellement menées par la police, ... tout cela ayant pour but final une plus grande présence policière pour le bénéfice de la population, et la sécurité et le bien-être des collègues de la police intégrée", explique Vincent Gilles, Président National du SLFP-Police.

Or la démission du gouvernement met en danger ces avancées, selon le syndicat, qui ajoute que d'autres conséquences ne vont pas tarder à voir le jour, comme le manque de moyens budgétaires et le manque de moyens humains. "Un service essentiel à la population est en danger de mort", insiste le président du SLFP-Police.

 

"C’est un véritable scandale"

"Pour nous c’est une catastrophe. Faut-il que nous, pompiers, venions au secours du gouvernement aussi, puisque nous venons au secours de la population ?" Le propos est teinté d’humour, mais Marc Gilbert, président de la fédération royale des corps de sapeurs-pompiers de Belgique, n’en est pas moins inquiet et l'a fait savoir sur Bel RTL ce matin. "Tant les pompiers néerlandophones que francophones, parce que nous sommes une grande famille très unie, sommes scandalisés par ce qui s’est passé. Parce que nous avions obtenu un budget de 32 millions qui était passé au niveau du conseil des ministres restreints pour la modification budgétaires. 32 millions qui étaient nécessaires pour mettre en place une réforme qui était là depuis le 15 mai 2007 et pour laquelle on avait besoin de finances. Et aujourd’hui, ce n’est toujours pas passé au niveau du Parlement. Nous risquons de perdre les montants qui pourraient nous permettre de démarrer la réforme, qui sont des petits montants que nous attendons avec impatience pour la de la population… et pas pour avoir des voix électorales comme certains le font…". La réforme des services de pompiers est donc bloquée depuis mai 2007 et risque de l’être encore un moment, sauf si le gouvernement en affaires courantes décide de tout de même faire voter l’allocation de ces montants. "A mon sens ça doit être une affaire courante parce qu’il y a eu une décision politique qui a été prise avec les partis politiques et ici ce n’est même pas une question de majorité contre opposition ni rien: c’est une décision totale donc j’espère que nous allons pouvoir avoir absolument les moyens nécessaires qui incombent."

M. Gilbert s’étonne également que la population ne soit pas plus scandalisée : "Il est temps que la population réagisse vis à vis de tout ce qui se passe. Parce que, ou on met des gens compétents qui peuvent travailler main dans la main, aussi bien francophones que néerlandophones, ou sinon on s’en va ! Si nous nous faisions le 10ème de ce que nos politiciens font dans notre service de sécurité vis à vis de la population, il y a longtemps qu’on n’occuperait plus la place qu’on occupe."

12:13 Publié dans humour | Commentaires (0)

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