20/08/2010

Pompier.Condition physique.

Le manque de condition physique des pompiers présente un risque pour la sécurité

Le manque de condition physique des pompiers présente un risque pour la sécurité.
Les pompiers étaient au défilé du 21 juilletLa condition physique des pompiers en Belgique est insuffisante au point de constituer un risque pour leur santé et la sécurité de la population, déplorent le Conseil National de l'Education Physique, de la Santé et des Sports (CNEPSS) et la Fédération Royale des Corps de Sapeurs Pompiers Belge (FRCSPB) dans un communiqué diffusé ce jeudi. "Dans la majorité des casernes, les pompiers n'ont pas l'occasion d'entretenir leur condition physique", regrette le président de la FRCSPB Marc Gilbert. "Il n'y a aucune uniformité dans les tests à l'embauche". Une fois engagés, les pompiers n'ont plus l'occasion d'entretenir leur condition, qui n'est d'ailleurs pas réévaluée. "Nous manquons de moyens pour faire appel à des éducateurs physiques et des médecins spécialisés. Le manque d'infrastructures est criant. Et les effectifs sont insuffisants, le personnel n'a pas le temps de faire du sport", explique Marc Gilbert. La FRCSPB demande une uniformité des tests pour l'engagement des pompiers et réclame des moyens pour entretenir leur condition physique. Elle propose également d'imposer à tous les pompiers des épreuves physiques chaque année, un peu comme ce qui se fait à l'armée. Le porte-parole des pompiers de Bruxelles, Francis Boileau, cité par le journal La Capitale, annonce que d'ici l'an prochain une nouvelle disposition devrait entrer en vigueur afin de garantir la forme des pompiers bruxellois. "S'ils échouent au test physique annuel, ils ont un an pour se mettre à niveau ou ils intègrent le service administratif", explique-t-il. Il évalue à 10% le nombre de pompiers "défaillants
".

Les commentaires sont fermés.