09/12/2010

Pompier.Incendie à la police fédérale.

Le stand de tir de la caserne d’Etterbeek a pris feu. Trois policiers et quatre pompiers furent intoxiqués, l’un d’eux brûlé

BRUXELLES C’était le branle-bas de combat à l’entrée de la caserne de la police fédérale, avenue de la Force aérienne, à Etterbeek. Trois, quatre, puis cinq ambulances se sont rendues sur les lieux, entre 13 h 30 et 14 h, après que l’appel eut été donné.

Le feu a envahi le sous-sol, au stand de tir de la police fédérale, où trois policiers, dont un moniteur et un armurier, s’entraînaient début d’après-midi. “La poudre et les munitions s’accumulent dans le piège à balles, et malgré que le nettoyage de cette zone soit prévu par un permis d’environnement, et que les restes de poudre doivent être aspirés régulièrement, le feu s’est déclaré”, a expliqué Vincent De Wolf, bourgmestre d’Etterbeek, présent sur les lieux. “Techniquement, cela ne devrait normalement plus arriver.”

Quand les premières grosses fumées – “épaisses et très lourdes”, nous décrit Pierre Meys, porte-parole des pompiers bruxellois – se sont étendues au sous-sol, les policiers ont réussi à sortir et, malgré leurs organes respiratoires touchés, ont appelé les secours.

Une fois arrivés sur place, les pompiers ont voulu descendre à l’endroit du sinistre, mais une explosion les a repoussés.

L’un d’eux sera brûlé “au cou, au visage et aux mains”, selon le porte-parole.

Le blessé a été envoyé à l’hôpital des grands brûlés de Neder-over-Heembeek, tandis que “trois autres pompiers, intoxiqués, ont été envoyés à l’hôpital Iris d’Etterbeek - Ixelles.”

Vers 17 h 30, l’incendie a été enfin maîtrisé. Trois tonnes de caoutchouc ont pris feu, ce qui a rendu le travail des pompiers particulièrement difficile. “L’incendie était très violent, les flam mes et les fumées étaient denses, la température intense, d’autant que le sinistre était confiné au sous-sol”, ajoute M. Meys, qui parlerait plutôt d’un appel d’air et de gaz, qui s’enflamment d’un coup lorsqu’on ouvre une porte, que d’une réelle explosion.

Les faits auraient pu tourner au drame, comme à Jette, en 1989. Les flammes avaient à l’époque détruit un stand de tir au Club 109, établi également dans le sous-sol d’un l’immeuble, rue Faes.

Treize personnes avaient péri dans ce brasier…

Bon courage les gars.

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